Haie-Magique adhère à la Charte de la Biodiversité d’Ile de France

Depuis 2003, le Conseil régional d’Ile-de-France porte la Charte régionale de la biodiversité et des milieux naturels et depuis 2007, il a adopté une stratégie régionale pour la biodiversité permettant d’accompagner les projets en faveur de la biodiversité en Ile-de-France. La charte régionale de la biodiversité a pour vocation d’une part de renforcer et de préciser la politique régionale dans ce domaine, d’autre part de proposer à l’ensemble des acteurs franciliens un guide de bonne pratique.

Une Charte pour la Biodiversité en Ile de France

La charte rappelle les objectifs à atteindre en matière de connaissance, de protection et de gestion des milieux.

Elle propose des actions à mener dans le respect des compétences reconnues à chaque collectivité ou organisme. Ainsi, l’adhésion à cette charte marque la volonté de protéger la biodiversité et les milieux naturels d’Ile de France.

Les signataires de la charte reconnaissent l’importance du patrimoine naturel et de la biodiversité pour un développement durable et équilibré de la région.

Ils s’engagent à ouvrir un processus d’amélioration de leurs pratiques afin de :

  1. Préserver le vivant et sa capacité à évoluer ;
  2. Assurer un usage durable et équitable de la biodiversité ;
  3. Investir dans un bien commun, le capital écologique ;
  4. Développer, partager et valoriser les connaissances ;
  5. Susciter l’envie d’agir pour la biodiversité.

Depuis le 5 février 2013, la charte régionale de la biodiversité, révisée par Natureparif est désormais accessible sur le site www.chartebiodiversite-idf.fr sur lequel les adhérents à la charte renseignent les engagements dans lesquels ils s’engagent La nouvelle charte prévoit une durée d’engagement de 3 ans.

Nos 40 engagements

L’association Haie-Magique s’engage donc à mettre en place d’ici les trois années à venir les actions dans les domaines suivants qui sont publiés sur le site de la charte :

l Préserver le vivant et sa capacité à évoluer

Préserver le patrimoine arboré

  • Mettre en place une gestion écologique des arbres : taille douce pour éviter les arbres « totems » et les coupes rases, coupe progressive des alignements, prise en compte des périodes de floraison et de nidification pour la taille, maintien si possible d’un port libre, prévoir suffisamment large les fosses, laisser s’épanouir la flore locale à leur pied. (À réaliser dans les trois ans)
  • Privilégier les plantations d’alignement d’essences locales variées plutôt que monospécifiques (À réaliser dans les trois ans)
  • Conserver des vieux arbres, des arbres creux ou du bois mort sur place (mis en sécurité) (À réaliser dans les trois ans)
  • Identifier et cartographier finement le patrimoine arboré et le rendre disponible, via internet par exemple, pour le grand public (OpenData) (À réaliser dans les trois ans)
  • Préserver et aménager des haies favorables à la biodiversité
  • Planter là où c’est nécessaire pour répondre aux problématiques d’érosion et participer aux continuités (À réaliser dans les trois ans)
  • Identifier et cartographier finement les haies de son territoire. Maintenir les haies existantes et en planter de nouvelles (À réaliser dans les trois ans)
  • Préférer des essences locales (prévoir les dimensions finales des arbres pour éviter un entretien trop fréquent) (À réaliser dans les trois ans)
  • Garder des haies vives, non taillées. En cas de taille absolument nécessaire, choisir l’époque la moins mauvaise pour la plante et ses locataires. (À réaliser dans les trois ans)

Refuser la production et l’usage d’organismes génétiquement modifiés en milieux ouverts

  • Refuser de mettre à disposition du foncier à des entreprises ou des exploitations agricoles, commercialisant ou cultivant des OGM (À réaliser dans les trois ans)
  • Proscrire dans les achats l’ensemble des produits fabriqués à partir d’éléments OGM (À réaliser dans les trois ans)
  • Refuser de produire ou d’importer des produits issus d’éléments OGM (À réaliser dans les trois ans)

Préserver et conserver des espaces accueillants pour la faune et la flore

  • Installer là où c’est nécessaire et possible des abris à faune (tas de bois mort, nichoirs à oiseaux et à chiroptères, hôtels à insectes…), mares et points d’eau (À réaliser dans les trois ans)
  • Tolérer la flore spontanée (trottoirs, pieds d’arbre…) et sensibiliser à son acceptation (À réaliser dans les trois ans)
  • Végétaliser murs et toitures de manière favorable à la biodiversité (À réaliser dans les trois ans)

Végétaliser durablement

  • Elever la hauteur de tonte des gazons d’ornement (au moins 10 cm) et éviter les gazons monospécifiques (À réaliser dans les trois ans)
  • Préserver, diversifier et promouvoir les espèces cultivées (locales et anciennes)
  • Réhabiliter et/ou protéger les vergers anciens existants (À réaliser dans les trois ans)
  • Planter des arbres fruitiers issus de variétés locales diverses (À réaliser dans les trois ans)
  • Favoriser la conservation et la reproduction des espèces potagères et fruitières locales (À réaliser dans les trois ans)
  • Diffuser, de manière non marchand, des plants et semences potagères et fruitières locales (À réaliser dans les trois ans)

Préserver et restaurer des espaces relais et corridors écologiques

  • Préserver les linéaires verts et naturels existants le long des infrastructures (voies de circulation,…) (À réaliser dans les trois ans)
  • Utiliser les outils réglementaires existants pour protéger durablement les espaces relais et corridors écologiques (ENS, RN, APPB…) et aussi article L123-1.5.7 du code de l’environnement qui permet de protéger des éléments de paysage : mares, bosquets, haies, etc. (À réaliser dans les trois ans)
  • Préserver et restaurer les fonctionnalités écologiques des cours d’eau
  • Renaturer les berges (À réaliser dans les trois ans)ν

Protéger les milieux naturels

  • Ne pas introduire d’espèces exotiques dans les milieux naturels (À réaliser dans les trois ans)ν
  • Préserver, créer, diversifier les milieux : milieux humides, ouverts, pionniers et les milieux de transition… (À réaliser dans les trois ans)
  • Utiliser les outils réglementaires existants pour protéger durablement les espaces relais et corridors écologiques (ENS, RN, APPB, art. L123…) (À réaliser dans les trois ans)

Etudier l’implantation des constructions en fonction du site

  • Compenser si possible in situ (éco-concevoir le projet) ou à proximité (À réaliser dans les trois ans)
  • Limiter la fragmentation des habitats naturels par les infrastructures et assurer la restitution des continuités
  • Permettre la traversée des infrastructures linéaires par la faune à l’aide d’aménagements adaptés (À réaliser dans les trois ans)

2 Assurer un usage durable et équitable de la biodiversité

Lutter contre l’usage des pesticides en milieu urbain

  • Engager une réduction de l’usage de pesticides et former les agents aux pratiques alternatives (À réaliser dans les trois ans)

Lutter contre la pollution due aux nitrates en milieu urbain

  • Zéro engrais chimique sur l’ensemble des espaces (À réaliser dans les trois ans)

Intégrer la préservation et la valorisation de la biodiversité dans l’urbanisme

  • Créer de nouveaux espaces verts et les gérer de façon écologique (À réaliser dans les trois ans)
  • Créer de nouvelles continuités écologiques (À réaliser dans les trois ans)

3 Développer, partager et valoriser les connaissances

  • Former les décideurs et les techniciens aux enjeux, aux moyens d’actions et politiques publiques liées à la biodiversité
  • Organiser des formations en interne à l’attention des décideurs et techniciens (À réaliser dans les trois ans)
  • Elaborer et diffuser des guides de bonnes pratiques pour la gestion et organiser des formations (À réaliser dans les trois ans)
  • Organiser des visites de terrain, pour les décideurs et les techniciens, montrant la mise en place d’actions exemplaires (À réaliser dans les trois ans)

4 Susciter l’envie d’agir pour la biodiversité

  • Associer les habitants à la conception et à la mise en place de pratiques favorisant la biodiversité dans les espaces verts
  • Associer les habitants à la conception des nouveaux espaces verts publics (À réaliser dans les trois ans)
  • Associer les habitants à la définition des modes de gestion écologique de tous les nouveaux espaces verts publics (À réaliser dans les trois ans)
  • Associer les habitants à la définition des modes de gestion écologique de tous les espaces verts publics existants (À réaliser dans les trois ans)
  • Faire participer directement les habitants à la gestion des espaces verts publics et collectifs (À réaliser dans les trois ans)
  • Associer le personnel à la conception et à la gestion des espaces verts
  • Associer le personnel à la conception des nouveaux espaces verts (À réaliser dans les trois ans)
  • Associer le personnel à la définition des modes de gestion de tous les espaces verts existants (À réaliser dans les trois ans)

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