Plantez une haie magique dans votre jardin

  • Trois strates végétales

    La haie mélangée combine différentes essences d’arbres et d’arbustes, mais aussi des lianes, des plantes dites « de haies » et pourquoi pas des fougères. Cette combinaison qui permettra d’occuper les différents étages de la haie assure sa densification, sans toutefois provoquer l’homogénéisation que l’on constate dans les haies monospécifiques.

  • Uniquement des essences locales

    Planter une espèce indigène augmente les chances de survie des plants et favorise la reprise rapide après la plantation. Elle n’aura donc pas besoin de soin spécifique, l’arrosage, les engrais ou les pesticides ne sont quasiment pas nécessaires. Dans la haie-magique, la colonisation par des essences locales disséminées par le vent ou les animaux est acceptée, sous réserve qu’elles n’aient pas de caractère invasif.

  • Zéro phyto, zéro engrais

    Le recours à des espèces indigènes, adaptées aux conditions du milieu, au type de sol, l’utilisation de jeunes plants, plus vigoureux, et la couverture systématique du sol avec du BRF permettent d’augmenter la résilience des végétaux et de limiter les soins spécifiques, l’arrosage, les engrais. Ils rendent inutiles les pesticides et tout engrais de synthèse.

  • Interventions limitées et non-mécanisées

    la haie fait l’objet d’une gestion dite différenciée, consistant à bannir la taille systématique et les méthodes mécaniques, pour s’intéresser à chaque plan, pris pied à pied, en ne traitant que les sujets qui nécessitent une taille de formation ou une intervention sanitaire.

  • Couverture naturelle du sol

    Une fois la haie plantée, il est impératif de couvrir le sol avec un matériau adapté, sans retourner le sol. Le maintien d’un sol vivant est une condition indispensable à l’installation d’une chaîne alimentaire complète, qui permettra à la haie d’accueillir de nombreuses essences et espèces. Le sol vivant crée un cercle vertueux qui rend l’écosystème de la haie sain et résilient.

  • Recherche de la connectivité biologique

    La résistance, l’autonomie, la résilience et la diversité écologique augmente avec la longueur et la continuité de la haie (corridor fonctionnel), son insertion dans un maillage de type bocager interconnecté à des talus, fossés, murs de pierre, bois, cours d’eau et la présence d’une bande enherbée au pied de la haie.

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Votre parcelle doit mesurer au moins 5 m de long pour que la haie-magique puisse croître confortablement.

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Une haie qui contribue utilement à la biodiversité locale

Le choix de l’emplacement de votre haie est déterminant (on s’en doute !) car il conditionne l’exposition, les besoins en eau et les bénéfices écosystémiques que vous pouvez attendre de votre haie. Il faut privilégier les surfaces d’un seul tenant, car l’effet de lisières sera réduit. Autant que possible, si vous plantez une nouvelle haie, essayez de l’accoler à un espace vert existant : la circulation des espèces naturelles n’en sera que facilitée.

bocage_pavillonnaire

Dimensions, surface & orientation

Il faut se souvenir que la résistance, l’autonomie et la résilience et la diversité écologique d’une haie augmente avec sa largeur : une haie de 5 à 10 m de large sera plus résistantes aux changements de températures, aux changement climatique et plus accueillante pour la biodiversité.

Une haie large ou une double haie crée une ambiance et des habitats proches de ceux observés dans les milieux boisés. Selon leur configuration et la situation, les haies vont dispenser différents effets sur les flux biologiques et la propagation des espèces animales comme végétales : effet de lisière (double) et d’écotone lorsqu’elles sont au contact d’autres milieux. Comme formation végétale “contenue“ artificiellement, la haie est un excellent“écotone“, un espace de contact entre milieux ouverts et fermés, entre ombre et lumière, du simple fait de sa présence et parce qu’elle fractionne l’espace.

La haie magique est composée de minimum deux bandes comportant différentes strates chacune. La largeur de la haie détermine sa durabilité. Plus la haie est large et plus le taux de reprise des plants sera important ainsi que la possibilité de colonisation par des essences locales disséminées par le vent ou les animaux. Une haie large ou une double haie bordant un chemin crée une ambiance et des habitats proches de ceux observés dans les milieux boisés. La double bande composée d’arbre, d’arbustes de plantes herbacées, de lianes et de mousses est le minimum requis et la haie magique ne prévoit pas de limite au nombre de rangées.

Une largeur de haie d’au moins 3 mètres est recommandée pour un meilleur effet brise-vent.

Il faut se souvenir que la résistance, l’autonomie et la résilience et la diversité écologique d’une haie augmente avec de vieux arbres conservés (essentiels pour les insectes saproxyliques, souvent menacés, et qui ne causent pas de dégâts sur les arbres vivants) et la présence d’un talus (qui favorise la biodiversité animale et piège les vents dominants en récupérant les limons lessivés par les pluies)

Cohérence écologique régionale

Comprendre la cohérence écologique régionalepar Natureparif

La Haie-Magique présente une grande richesse floristique (arbres, arbustes, plantes grimpantes, plantes herbacées) qui, avec la faune très diversifiée qu’elles accueillent (insectes, rongeurs, oiseaux) constitue un écosystème complexe. Sous réserve d’un entretien adapté (gestion différenciée), elle sert en ville de refuge pour de nombreuses espèces comme les oiseaux, les petits mammifères et les insectes ; elle profite également aux insectes butineurs.

En composant votre haie, vous devez vous poser la question de sa contribution à la biodiversité locale. Ici, le principe est que la biodiversité se développe le mieux là où elle est déjà présente…

Préserver l’existant

Lorsque le choix se présente, il vaut mieux toujours privilégier le travail sur un espace déjà végétalisé (agrandissement et/ou densification) plutôt que la création d’un nouvel espace vert. En effet, la biodiversité doit d’abord être raisonnée en termes de quantité (nombre, surface et volume) des habitats naturels, via la diminution des pressions humaines sur les milieux naturels, l’accroissement des zones protégées et l’amélioration de la qualité de la matrice.

Pour constituer un réservoir naturel susceptible d’abriter oiseaux, insectes et petits mammifères, on plantera une haie « petit bois » sur une surface minimale de 30 à 50 m². Mais la plantation en lisière des réservoirs écologiques de haies basses ou moyennes comportant des arbres de hauteur, est un également un bon moyen d’améliorer la qualité des habitats naturels, en réduisant les effets de lisière.

Chercher la connectivité écologique

schema_trame_verteLa seconde question à se poser est celle de la connexion de votre haie à la trame verte locale. Pour contribuer utilement à la préservation de la biodiversité, votre haie doit être en connexion avec d’autres éléments paysagers de la Trame Verte et Bleue (réservoirs et corridors écologiques, trame arborée, cours d’eau, réseau viaire).

Il faut être attentif à ne pas créer une « trappe » à biodiversité et donner aux insectes et essences de la possibilité d’arriver dans la haie, de s’y développer mais aussi de la quitter. A côté de modèles visant à restaurer des continuités perdues, on peut envisager d’améliorer la qualité de la matrice avec la création de pas japonais.

Si vous voulez contribuer à la Trame Verte, identifiez le corridor écologique auquel participe votre haie et appliquez-vous à le renforcer en augmentant sa profondeur. Privilégiez la consolidation des corridors existants, en faisant preuve de modestie : votre haie n’abritera jamais une jungle équatoriale.

Essayez d’atténuer les effets de lisière en prévoyant systématiquement une bande herbacée.

En savoir plus sur les haies dans la trame verte urbaine

La haie-magique présente un bilan environnemental largement positif en procurant à ses riverains de nombres services écosystémiques précieux et gratuits. Selon les objectifs visés par le propriétaire de la haie, il faudra adapter certaines de ses caractéristiques pour maximiser les bénéfices recherchés et éviter d’éventuelles « mauvaises surprises ».

Des services gratuits & précieux

Quelle que soit sa taille, votre haie constitue un écran contre les regards et les intrusions, les courant d’air et la pollution. Dans son environnement, elle contribue à la régulation du cycle de l’eau et du climat. Elle peut également devenir un site de production, proposant aux gourmets des cueillettes (baies, petits fruits) et ouvrant la possibilité de développer tous les sous-produits du bois.

Services écosystémiques rendus par la haie en ville
Parce qu’elle est semi-perméable, la haie mélangée est le meilleur brise-vent, contrairement aux haies monospécifiques qui forment un obstacle imperméable, provoquant des turbulences et renforçant l’impression de froid. En plus de sa fonction brise-vent, la haie mélangée agit comme un pare-soleil l’été, tout en gardant de la fraîcheur en zone d’ombre et à l’intérieur.

Dans le choix des essences à combiner, il faut s’attacher à mélanger des essences caducifoliés (qui perdent leurs feuilles en hiver), sempervirentes (qui conservent leurs feuilles en hiver) et marsessantes (qui gardent une partie de leur feuillage en hiver), de manière à préserver la fonction occultante de la haie pendant l’hiver.

La formation serrée d’arbustes et d’arbres crée un microclimat qui régule la température à l’intérieur de la haie mais aussi en périphérie. De ce fait, les haies mélangées contribuent efficacement à réduire l’effet d’îlot de chaleur que l’on constate en ville.

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Micro-particules

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Les haies mélangées freinent l’érosion due au ruissellement, notamment sur les fortes pentes (protection des talus) grâce à leurs systèmes racinaires complexes et diversifiés. Les haies favorisent l’infiltration et améliorent ainsi l’alimentation des nappes. En bordure des routes, les haies constituent une protection contre la pollution, en piégeant les métaux lourds contenus dans les gaz d’échappement.
Rapidement, les haies mélangées deviennent des sites discrets de cueillette, offrant des baies, des graines et des petits fruits (noisettes, prunelles, mûres, coins, pommes), très appréciés des gourmets, sans oublier les herbes aromatiques et les plantes médicinales.
Bois

BRF

A la différence des haies de thuyas, les produits de la taille des haies mélangées peuvent être transformés après broyage en BRF (bois raméal fragmenté) ou en un compost de broussailles fertilisant. L’utilisation de BRF permet de réduire l’irrigation et l’entretien des sols et contribue à leur fertilité.


Les contraintes légales

La haie ne doit pas …

gêner la circulation des personnes et des véhicules. A l’automne, lorsque les essences marescentes perdront tout ou partie de leur feuillage, elles ne doivent pas boucher les rigoles d’évacuation ou polluer un plan d’eau.

Aucune plantation n’est autorisée dans la bande de 50 cm qui longe la limite séparatrice de deux terrains contigus. Entre cette distance et jusqu’à deux mètres, seules les plantations qui ne dépassent pas deux mètres de hauteur sont autorisées. Ne plantez pas à moins de 2 mètres des limites de propriété, le voisin pourrait vous contraindre à raser votre précieuse haie. Au-delà de 2 mètres, aucune restriction, sauf si un arrêté municipal impose des règles particulières.

  Composer votre haie-magique

Comment réussir sa haie mélangée ?

Selon la surface, l’emplacement de votre haie et les bénéfices attendus, vous devez fixer la taille de votre haie une fois parvenue à maturité.

Quel type de haie ?

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Une haie permettant une délimitation stricte de l’espace, avec un fort pouvoir occultant en toute saison de l’année et faisant obstacle au franchissement

Taille : basse à moyenne

Dès qu’elle sert à délimiter des parcelles foncières, cette haie doit rester basse (entre 150 et 200 cm). Dans l’espace public, l’impératif de sécurité tend à limiter la hauteur des haies et pour les limites séparatives entre propriétés privées, c’est le Code civil qui pose de strictes prescriptions. La haie basse de clôture doit donc faire l’objet d’une taille attentive demandant une certaine expertise et visant à la nanification des arbres. A installer en bordure des bâtiments publics, des voies de circulation automobile, sur les parcelles privées des zones résidentielles, le long du « jardin-de-devant ».

Intégration dans la trame verte urbaine en implantant si possible la haie en relation directe avec d’autres réservoirs écologiques ou à intégrer de manière systématique dans une approche en pas japonais des corridors écologiques. En lisières des réservoirs de biodiversité que constituent les parcs urbains, les forêts péri-urbaines pour amorcer les continuités écologiques.

Composition et forme variables selon les effets recherchés, les caractéristiques du sol et l’exposition à la lumière et au vent. Variation selon les services écosystémiques recherchés,prioritairement la création d’un rideau occultant efficace et durable, mais également les fonctions culturelles (aménités, sous-produits de cueillette) et les fonctions « support » en
matière de régulation (préservation des qualités du sol, accompagnement du cycle de l’eau,filtration de l’air, fixation des particules et GES, régulation de la température et de l’humidité ambiantes).
Présence systématique d’un nichoir à oiseaux et de refuge pour la faune.

Une haie mélangée à installer à proximité des habitations et des bâtiments pour améliorer le confort des citadins, atténuer les externalités négatives de la ville et augmenter la résilience urbaine face au changement climatique.

Taille : basse à moyenne

Double fonction : disséminer partout dans la ville, sur les plus petites surfaces, des réservoirs de biodiversité qui dispensent aux habitants le confort, l’aménité et services écosystémiques de la haie mélangée.

Intégration dans la trame verte urbaine en implantant si possible la haie en relation directe avec d’autres réservoirs écologiques ou à intégrer de manière systématique dans une approche en pas japonais des corridors écologiques. En lisières des réservoirs de biodiversité que constituent les parcs urbains, les forêts péri-urbaines pour amorcer les continuités écologiques. Cette typologie de haie peut varier de quelque mettre à certain endroit à une dizaine de mètres à d’autres.

Composition et forme variables selon le type de construction à protéger, les caractéristiques du sol et l’exposition à la lumière et au vent. Variation selon les services écosystémiques recherchés, principalement les fonctions culturelles (aménités, sous-produits de cueillette) et les fonctions « support » en matière de régulation (préservation des qualités du sol, accompagnement du cycle de l’eau, filtration de l’air, fixation des particules et GES, régulation de la température et de l’humidité ambiantes).

Cette typologie de haie est bien adaptée pour les ripisylves. Le mélange d’arbres de haut jet couplés à une végétation arbustive, permet de laisser passer une lumière diffuse sur le cours d’eau tout en consolidant les berges et en créant des réservoirs de nourriture pour la faune, des abris et des espaces de déplacement

Présence systématique d’un nichoir à oiseaux et de refuge pour la faune

Une haie permettant de créer un écosystème riche et équilibré nécessitant peu d’intervention humaine, avec une densité végétale suffisante pour abriter des niches écologiques et offrir aux espèces naturelles un refuge de qualité.

Taille : moyenne à haute
Buisson bocager jardiné autour d’un ou de plusieurs arbres de hauteur (selon les conditions et la surface disponible) et présentant différentes caractéristiques (préservation des qualités du sol, biodiversité élevée, absence de produits phytosanitaires, recours aux espèces indigènes, limitation volontaire des interventions humaines) de manière à récréer à son échelle un écosystème durable à l’instar de celui de la forêt. Cette typologie de haie comprend de grands
arbres.

Objectif : créer un écosystème riche et équilibré avec une densité végétale suffisante pour abriter des niches écologiques et offrir aux espèces naturelles un refuge.
Surface de plantation nécessite largeur et longueur minimale de manière à créer une densité suffisante.

Implantation : à mettre en relation si possible avec d’autres réservoirs écologiques, en bordure, pour limiter les effets de lisière ou à intégrer de manière systématique dans une approche en pas japonais des corridors écologiques. En lisières des réservoirs de biodiversité

La mixité des essences

A l’inverse de la haie de monoculture, la haie magique est une haie mélangée, composée à partir d’un grand nombre d’essences et associant des arbres, des arbustes et des buissons pour reconstituer un écosystème similaire à celui de la forêt.

La mixité des essences végétales composant la haie est la condition indispensable à la création d’un système équilibré et résilient, accueillant pour la biodiversité, en fournissant un cadre favorable à la survie et la reproduction. Par sa densité végétale, l’irrégularité de sa forme qui permet une exposition différenciée à la lumière, la haie mélangée propose aux espèces une grande diversité de niches écologiques qui s’équilibrent et se régulent entre elles.

Essences selon le climat

Arbres & arbustes adaptés au nord de la Loire

– Arbres

Alisier torminal (Sorbus torminalis), Alisier blanc (Sorbus aria), Amelanchier (Amelanchier canadensis), Aulne glutineux         (Alnus glutinosa), Cerisier à grappe  (prunus padus), Cerisier de saint lucie (Prunus mahaleb), Cerisier tardif (Prunus serotina), Charme commun (Carpinus betulus), Charme (Carpinus betulus), Châtaignier (Castanea Sativa), Chene de hongrie, Quercus (frainetto), Chêne pédonculé (Quercus robur), Chene sessil (Quercus sessiliflora), Chene vert (Quercus Ilex), Bouleau pubescent (Betula pubescent), Bouleau verruqueux (Betula pendula), Erable champètre (Acer campestre), Frène (Fraxinus exelsiore), Hêtre vert (Fagus Sylvatica), Merisier (Prunus avium), Noyer commun (Juglan regia), Olivier, Orme champêtre (Ulmus minor), Peuplier (Populus), Poirier commun (Pyrus communis), Poirrier à feuilles en cœur (Pyrus cordata), Pommier à fleurs (Malus sargentii), Pommier sauvage, (Malus sylvestris), Prunier myrobolan (Prunus cerasifera), Peuplier blanc (Populus alba, Peuplier noir (Populus nigra), Robinier (Robinia pseudacacia), Saule blanc (Salix alba), Saule fragile     (Salix fragilis), Tremble (populus tremula), Sorbier des oiseleurs (Prunus aucuparia), Tilleul à grande feuilles (Tillia platifilos), Tilleul à petites feuilles (Tillia cordata)

Arbustes

Amelanchier des bois (Amelanchier vulgaris), Aubepine (Crataegus), Bourdaine  (Frangula Alnus), Buis (Buxus sempervirens), Cormier (Sorbus domestica), Cornouiller (Cornus mas),

Cornouiller sanguin (Cornus sanguinea), Cytise (Laburnum anagyroïdes), Fusain d’europ (euonymus europaeus), Houx commun (ilex aquifolium), IF (Taxus baccata), Laurier tin (Viburnum tinus), Lilas commun (Syringa vulgaris), Murier sauvage (Rubus fructicosus), Neflier     (mespilus germanica), Noisetier (Corilus avelana), Noisetier (Corylus avellana), Prunelier (Prunus spinoza), Prunelier (Prunus spinoza), Saule à oreillettes (Salix aurita), Saule roux (Salix atrocinerea), Seringat (Philadelphus), Sureau (Sambuscus), Troëne commun (Ligustrum vulgare), Viorn obier (Viburnum opulus), Viorne lantane (Viburnum lantana), Viorne obier (Viburnum opulus)

  • Plantes herbacées

Ajonc d’europe (Ulex europaeux), Cassis (Ribes nigrum), Eglantier (Rosa canina), Framboisier (Rudus ideaus), Groseillé à fleur (Ribes sanguineum), Groseillé commun (ribes rubrum), Fougères (Filicophytes), Oseille commun (Rumex acetosa), Bruyère (Erica

Calluna), Pavot Coquelicot (papavérales). Fleures sauvages disséminées par les vents et les animaux (Paquerette, Légumineuses, pissenlits, chiendent, Orties, Consoude, Bourache etc)

Lianes :

Chevrefeuilles des bois (Lonicera periclymenum), Lierre commun            (Hedera helix), Poids des senteurs (Lathyrus odoratus), Ronce (Rubus fruticosus), Vigne vierge (Parthenocissus quinquefolia).

Essences d’arbres et d’arbustes adaptés au sud de la Loire

Amandier (Prunus dulci), Erable à feuille d’obier ou de Montpellier (Acer opalus), Figuier (Ficus carica), Olivier            (olea europae), Arbousier (Arbutus unedo), Baguenaudier  (Colutea arborescens), Cerisier de sainte Lucie (Prunus malaheb), Charme houblon (Ostrya carpinifolia), Cytise de Montpellier (Cytisus Monspessulanus), Filaria à large feuilles (Phillyrea latifolia), micocoulier (Celtis occidentalis), Murier (Morus), Pistachier térébinthe (Pistacia terebinthus)

Avant de choisir vos essences, observez les haies sauvages alentour pour repérer quelles espèces poussent spontanément. N’oubliez pas non plus que votre haie-magique doit comporter les 3 strates végétales : il vous faut donc des arbres (un peu), des arbustes de taille moyenne (modérément) et des petits arbustes buissonnants (pour compléter).

Trouver les essences adaptées

Essentiel pour composer une haie mélangée, le choix d’essences locales. En effet, les essences locales, par définition adaptées aux conditions climatiques et aux caractéristiques du sol, présenteront une croissance plus rapide et une meilleure résistance aux agressions. Par ailleurs, ces essences locales procureront à la faune une nourriture adaptée et familière.

Privilégiez les espèces indigènes particulièrement adaptées au climat, à la faune et à la flore qui l’entoure ; votre haie se montrera plus « accueillante » pour les pollens apportés par le vent qui contribueront à la régénération spontanée de la haie. Souvenez-vous qu’en plantant une espèce indigène, vous aidez à maintenir l’équilibre écosystémique de la région.

Découvrez ici toutes les bonnes raisons de recourir à des essences locales.

Utilisation de jeunes plants forestiers

La plantation de la haie doit ne mettre en œuvre que des jeunes plants (souvent vendus racines nues) plutôt que des sujets plus âgés et déjà développés (baliveaux). Cette technique qui consiste à ne planter que des sujets dont la taille reste inférieure à 80 cm est issue de la gestion forestière.

L’expérience du reboisement des parcelles forestières montre que les jeunes plants présentent à terme plus de qualités et une meilleure résistance. Ils s’adaptent plus rapidement au milieu et ne subissent pas de pause de croissance après la plantation. Ils se montrent également plus résistants aux différentes agressions et requièrent moins d’arrosage en cas de sécheresse. Last but not least, le coût de la haie se trouve également réduit lorsqu’on utilise de jeunes plants dont le prix à l’unité reste très inférieur à celui des arbres plus âgés livrés en containers (baliveaux).

La haie mélangée combine différentes essences d’arbres et d’arbustes, mais aussi des lianes, des plantes dites « de haies » et pourquoi pas des fougères. Cette combinaison qui permettra d’occuper les différents étages de la haie assure sa densification, sans toutefois provoquer l’homogénéisation que l’on constate dans les haies monospécifiques

Composer les strates végétales

En ce qui concerne la diversification des essences, nous préconisons de la répartition suivante :

espèces buissonnantes
50%

Les lianes et les plantes de haies occupent l’étage inférieur, contribuent à la couverture du sol et procurent des sous-produits intéressants.Vous pouvez également prévoir des plantes vivaces et des graines à semer pour la bande enherbée.

arbustes intermédiaires
40%

Les arbustes contribuent à la densification végétale de la haie et améliorent son esthétique par le fleurissement. Ils permettent selon le choix des essences de conserver une fonction occultante en hiver.

arbres
10%

Les arbres sont nécessaires pour ancrer la haie dans le sol et de le stabiliser. La taille régulière (mais raisonnée) provoque une nanification et une densification du tronc qui contribue efficacement à la fonction occultante de la haie et facilite le nichage des oiseaux. L’écorce de l’arbre abrite un écosystème particulier.

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  Mettre en place la haie

Organisez votre chantier de plantation et apportez les premiers soins à votre haie.

Préparation du sol

Les travaux préalables à la plantation sont le désherbage, l’approvisionnement en engrais naturel (ortie, consoude, prèle, fougère…) ou en engrais organique de type fumier de cheval et paillage, le travail du sol, le nivellement du sol.

Vous devez pour chaque plant faire un trou d’environ 50 cm de large et de 60 cm de profondeur, en espaçant les trous de 50 cm. Mettre un mélange d’engrais à base de fumier de cheval, de carbone, d’azote et de déchets organiques au fond de chaque trou. Couvrir le sol de BRF entre les trous avec une épaisseur de 10 cm de BRF (à renouveler chaque année pendant 5 ans de manière à avoir 5 à 10 cm de BRF en permanence).

Mise au jauge des jeunes plants forestiers

Préparation des plants

Les petits végétaux et les arbrisseaux sont souvent livrés « racines nues ».

Dans ce cas, il faut procéder au pralinage des racines. Cette opération consiste à enduire les racines d’un mélange riche en sel minéraux et en azote. Il peut se composer d’argile, d’algue, et de bouse de vache mélangée à l’eau. On peut y ajouter un peu de fumier de cheval bien mur.  Idéalement le pralinage est effectué la veille de la plantation et juste avant la mise en terre. Il a pour effet de favoriser la reprise du système racinaire. Pour favoriser les repousses, certains pratiquent l’habillage des racines qui consiste à tailler les racines pour enlever les extrémités et les parties endommagées. Cette opération de taille des racines s’accompagne bien souvent d’une légère taille des branchages également.

Il arrivent aussi que les végétaux, les petits arbres notamment, soient livrés en motte enveloppée dans une tontine (un filet ou une toile). Il faut vérifier que la tontine soit bien biodégradable et qu’elle soit correctement faite : il ne doit pas avoir trop de nœud qui gênerait  le développement des racines. Si ce n’est pas le cas, on enlève la tontine et on procède à l’habillage des racines. Si la tontine est propre et biodégradable, on la met en place telle quelle.

Mise en place des plants

Au préalable, prévoyez l’implantation des différents plants sur papier, en fonction de la haie souhaitée et des floraisons attendues. Si vous convertissez en haie une surface d’une faible longueur (moins de 2.5 m), évitez l’alignement rectiligne des végétaux et privilégiez une approche « jardinée » de votre haie. Utilisez toute la largeur de votre parcelle pour composer un petit bosquet de nature, qui se montrera accueillant pour toutes sortes d’espèces animales et végétales.

Si vous aménagez en haie une longue bande de terrain, utilisez la technique de la rangée.   Cependant, si la largeur de votre parcelle le permet (à partir de 1.20 m), utilisez une disposition en quinconce, en alignant des rangées parallèles. Cette disposition assure  un aspect visuel plus naturel et donne à la haie la profondeur nécessaire pour servir de refuge aux petits animaux.

Recouvrir le trou afin que les racines soient ensevelies et que la base du tronc soit recouverte sous un maximum 5 cm de terre. Tasser bien la terre de façon à ce que le pied ne sorte pas de terre si vous tirer légèrement sur les rameaux. Faite une vasque dans la terre autour du pied, de manière à créer un réservoir pour l’eau de pluie. Arrosez abondamment tous les jours pendant deux semaines selon le climat.

Après la plantation, taillez les deux tiers des rameaux en biseau et paillez le sol avec des feuilles mortes ou du BRF afin d’éviter la concurrence des “mauvaises herbes”.

La couverture du sol

Pour la couverture du sol, il est préférable de d’employer des matériaux naturels et biodégradables qui enrichissent également le sol, comme le BRF, la paille, le compost ou les algues en bord de mer. Quel que soit le matériau utilisé, le sol de la haie ne doit jamais rester à découvert et il faudra s’assurer que le couvert reste effectif tout au long de la vie de la haie. Pour les couvertures réalisées avec un matériau naturel, il faut tenir compte de sa biodégradabilité, par exemple le BRF composé en grande partie de cellulose nécessite un paillage régulier (annuel) de manière à maintenir une couverture de 5cm d’épaisseur environ.

Les fonctions de ce couvert sont de maintenir l’humidité du sol et de limiter la croissance des adventices qui viendraient concurrencer les jeunes plants. Ce couvert doit être mis en place dès la plantation.. Le sol recouvert de BRF limite les arrosages et permet de maintenir le substrat vivant. Le BRF présente d’évidents avantages écologiques : en réincorporant des résidus d’origine forestière dans le sol, on reproduit les mécanismes naturels de la fertilisation. L’humification (processus de fabrication de l’humus) est le produit de l’activité biologique sur la matière organique. C’est principalement le travail des champignons, des bactéries et de la pédofaune. Outre son action d’humification, le BRF enrichit le sol en éléments minéraux. On y retrouve aussi quantité d’acides aminés et des protéines.

La couverture du sol et le recours à des espèces indigènes, plus vigoureuses, permettent d’augmenter la résilience des végétaux et de limiter les soins spécifiques, l’arrosage, . Ils rendent inutiles les pesticides et les engrais de synthèse.


Taille

La taille d’entretien s’effectue ensuite de novembre à février, une fois par an pour une haie vive. La taille doit se faire de manière sélective, pied à pied, au moins dans les premières années. L’objectif est de laisser la haie se développer autant que possible. Toutefois si le besoin se fait sentir, il ne faut tailler que lorsque la sève est bien descendue mais toujours avant les premières gelées, vers le mois de novembre en principe. Cependant il ne faut jamais tailler lorsque l’arbre ou l’arbuste porte encore ses fruits.

La taille de la haie doit tenir compte de l’essence afin que celle-ci puisse produire des fleurs et des fruits. Elle peut tout de même être envisagée pour rajeunir les rameaux ou pour façonner le sujet lorsque la sève est descendue et ou que la production de fleurs et de fruit a bien eu lieu. Le façonnage du houppier du sujet visant à modifier complètement le port naturel de l’arbre ou de l’arbuste est à bannir. La taille de la haie doit tenir compte des formes naturelles des différents sujets afin de trouver la forme adaptée pour chaque sujet mais dans ce domaine, l’essentiel est de laisser faire la nature.

La taille doit respecter l’équilibre de la plante et rééquilibrer son volume racinaire avec son espace foliaire aérien. On constitue ainsi un véritable réservoir de sève, faisant tampon à des périodes de mauvaise alimentation dues à différents facteurs (climatiques…) et on rajeunir la plante, favorisant ainsi la coloration du bois et son fleurissement.

Les outils tranchants tels que les sécateurs ou les scies doivent être bien aiguisés, propres et suffisamment tranchants pour faire des coupures nettes et éviter les blessures. Cela augmente ainsi la résistance des arbres ou des arbustes aux maladies et aux champignons).

Ratissage

Les feuilles mortes qui couvrent les pelouses et prairies de bords de haies peuvent être ratissées si elles sont « gênantes » et stockées sur le site et mélangées à du brf et déposées sur le sol de la haie tous les 4mois.

Un premier compostage des feuilles et du BRF en tas accélérera la décomposition du mélange et l’absorption de l’azote par les racines des sujets de la haie.

Traitement des maladies

Pour lutter contre les éventuelles maladies qui pourraient être induites par des insectes ou des champignons préférer l’utilisation de purins adaptés (d’ortie de consoude, de rumex …) Préférer l’usage des techniques plus naturelles comme la technique “push-pull” (choisir des végétaux qui captent les insectes que vous de voulez pas) ainsi que l’utilisation de prédateurs (la coccinelle et le puceron).

Si les purins s’avéraient inefficaces contre des maladies envahissantes qui mettent la haie en danger, on pratiquera le recepage des sujets malades, qui permet de conserver la plante dans la haie tout en assurant sa régénération.

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